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La CRE propose une hausse des TRVE au 1er février 2021

Actu de l'énergie

La CRE a proposé aux ministres de l’énergie et de l’économie une hausse de +2,6% TTC des tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVE) pour les tarifs bleus professionnels au 1er février 2021.

Pourquoi y aura-t-il une hausse des TRVE au 1er février 2021 ?

Cette évolution reflète les conséquences de la crise sanitaire de la Covid-19 sur le système électrique français. Les mesures prises pour enrayer l’épidémie ont notamment perturbé les opérations de maintenance du parc nucléaire. De plus, le plafond de l’ARENH a à nouveau été largement dépassé lors du dernier guichet de novembre 2020 ce qui a entrainé un écrêtement de 31,62% pour 2021.

Ces événements ont entraîné une hausse des coûts d’approvisionnement en énergie et en garanties de capacité. En parallèle, les coûts de commercialisation d’EDF ont augmenté pour les clients professionnels, dans un contexte de recrudescence des impayés.

Afin de limiter la hausse, le régulateur a décidé de n’intégrer que 50% des coûts liés aux impayés pour 2021.

TRVE et TRVG - anticipez la fin

La CRE examinera le mécanisme de capacités en 2021

La CRE rappelle que « depuis plusieurs années, les principaux facteurs de hausse des TRVE sont les CEE, le mécanisme de capacité et le dispositif d’écrêtement ARENH ».

Le régulateur estime que la hausse du prix des garanties de capacité en 2021 est principalement conjoncturelle, avec un équilibre offre-demande tendu. Néanmoins, le régulateur s’interroge sur le rapport coût-bénéfice du dispositif. Il prévoit de faire « part avant la mi-2021 de son analyse et de ses éventuelles propositions d’évolution du mécanisme », sur la base du retour d’expérience que RTE doit finaliser début 2021.

 

A partir de quand cette évolution sera applicable ?

La proposition de la CRE a vocation à s’appliquer le 1er février 2021. Les ministres de l’énergie et de l’économie ont toutefois la possibilité, dans un délai de trois mois, de s’opposer à la proposition de la CRE et de lui demander, le cas échéant, d’en formuler une nouvelle.

 

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